Les frontières de l'enfance. On s'en fout maintenant, il parait. Il parait même qu'on existe pas, qu'on rêve, qu'on invente. Moi ça me va. J'ai rêvé tout ça. Je rêve encore parfois, mais maintenant c'est bien. Arrêtons le temps comme on sait si bien le faire. Prenons le temps pour en perdre un peu, évitons les coups, les bleus. Allez emmenez moi. Ne me laissez pas là. Une escapade dans le vent, les cheveux qui volent loin derrière moi. Je veux chanter comme eux, rire aussi et oublier. Moi ça me va. J'veux juste vivre ça encore et toujours. Je veux recommencer à écrire et qu'elle me dise qu'elle aime mes lettres. Mais j'ai peur de la feuille blanche sur laquelle glissent mes doigts et ma fine écriture qui trace la vérité et qui me glaçe. Musique ! Il parait que je sais, que je sens. Alors écoutez moi, il faut que je parle. Mon coeur qui bat de travers ce con. Il me fait rire. Je l'aime mieux maintenant. De plus en plus. Et l'échéance bientôt, bien trop tôt. Plaisir accordé, avec plaisir. Le problême c'est que ma vie en jean est jeté en boule mais que ces rêves font rougir le soleil. Bien fait, trop fait, souvent trop et le trop tue le trop.
Voila du fouillis, juste pour le fouillis, juste pour passer le temps. Juste pour avoir un peu de consistance et pour me réhabituer à macher des mots et mes doigts de se remuscler à construire des phrases avec Majuscule mais sans point. Des phrases trop longues pour la frime, des phrases trop nulles pour l'originalité et trop déja vue aussi pour rien, tant pis. Le bon vieux temps des livres au fond du lit le mercredi matin, de la compote aux pommes et des gateaux ratés. Le bon vieux temps de l'innocence, du rêve et de l'enfance. De l'insouciance. Aux frontières il faut choisir et tout laisser.
Avec tout le respect que je vous dois.